Le feu brûle encore.

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Nahual

Tu entres dans le sanctuaire du cerf. Au centre d'un grand disque de pierre gravé, un cerf se tient immobile dans l'herbe sèche, le maïs autour de lui. C'est le foyer, le centre d'où partent les quatre directions : le doré de l'aube à l'est, le turquoise du midi au sud, le rouge du crépuscule à l'ouest, le violet de la nuit au nord. Le cerf est ton nahual : l'essence qui se révèle sous forme animale.

Nahual · studio de création

Chez les Nahuas, peuple mésoaméricain, le cerf (Mazātl) est le septième jour du calendrier sacré : un messager entre les mondes, associé à la grâce, à la vigilance, et à la faculté de cacher sa vraie nature aux autres. Le nahual, c'est cette même idée : une essence humaine qui se révèle dans sa forme animale véritable, incarnée ici par ce cerf.

  1. I · L'approche · Il broute dans la pénombre, indifférent au chemin qui mène vers lui.
  2. II · Le regard · Le cerf t'a remarqué. Il ne fuit pas · il attend.
  3. III · Face à face · Un silence. Trois entités : ton corps, son corps, ce qui passe entre les deux.
  4. IV · Les chemins · Quatre directions autour de toi, une cinquième au centre. À toi de choisir.
  5. V · L'Ollin · Tu bouges. Le monde tremble. Le voyage commence.

Un chant de cette direction

Ninoyolnonotza,
campa nicuiz yectli auiacaxochitl?
ac nictlatlaniz?
manoço yehuatl nictlatlani in quetzalhuitzitziltzin,
in chalchiuhhuitzitzicatzin

Je parle avec mon cœur :
où prendrai-je les belles fleurs parfumées ?
À qui le demanderai-je ?
Peut-être au colibri précieux,
au colibri couleur de jade ?

Cantares mexicanos, chant I, strophe 1, folio 1r. Paléographie et traduction espagnole : édition Miguel León-Portilla, UNAM, 2011. Traduction française du site, d'après l'espagnol de l'édition. L'édition ouverte de l'UNAM (nouvelle fenêtre)