Le feu brûle encore.

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Nahual

Tu entres dans le sanctuaire du cerf. Au centre d'un grand disque de pierre gravé, un cerf se tient immobile dans l'herbe sèche, le maïs autour de lui. C'est le foyer, le centre d'où partent les quatre directions : le doré de l'aube à l'est, le turquoise du midi au sud, le rouge du crépuscule à l'ouest, le violet de la nuit au nord. Le cerf est ton nahual : l'essence qui se révèle sous forme animale.

Tu reviens au foyer. La chaleur que tu portes est celle du premier jour.

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Un chant de cette direction

Ninoyolnonotza,
campa nicuiz yectli auiacaxochitl?
ac nictlatlaniz?
manoço yehuatl nictlatlani in quetzalhuitzitziltzin,
in chalchiuhhuitzitzicatzin

Je parle avec mon cœur :
où prendrai-je les belles fleurs parfumées ?
À qui le demanderai-je ?
Peut-être au colibri précieux,
au colibri couleur de jade ?

Cantares mexicanos, chant I, strophe 1, folio 1r. Paléographie et traduction espagnole : édition Miguel León-Portilla, UNAM, 2011. Traduction française du site, d'après l'espagnol de l'édition. L'édition ouverte de l'UNAM (nouvelle fenêtre)